À Chambéry, coincée entre le massif des Bauges et la Chartreuse, la nature des sols change radicalement d'une parcelle à l'autre. On passe d'alluvions grossières de la Leysse à des argiles à blocaux héritées des glaciers du quaternaire en quelques dizaines de mètres. L'analyse granulométrique devient alors le point de départ non négociable de toute reconnaissance géotechnique sérieuse. Sans une courbe granulométrique fiable, classer un sol selon le GTR ou dimensionner un filtre de drainage relève du pari. Notre laboratoire traite chaque échantillon avec la rigueur qu'exige la norme NF EN ISO 17892-4, en combinant le tamisage mécanique pour la fraction grossière et la sédimentométrie par hydromètre pour les particules fines, une approche souvent couplée à l'essai au pénétromètre statique lorsque la stratigraphie est complexe.
Un Cu supérieur à 6 et un Cc entre 1 et 3 : la signature d'un sol graveleux bien gradué, compactable et stable, qu'on retrouve dans les terrasses de la Leysse.
Notre approche et périmètre
Particularités du site
L'urbanisation de Chambéry a longtemps sous-estimé la variabilité des dépôts fluvio-glaciaires. Les quartiers de Bissy ou de Chantemerle sont bâtis sur des limons argileux très plastiques, où un simple tamisage à sec donne une fausse image d'un sol sableux propre. En réalité, la fraction fine peut dépasser 35 %, ce qui change totalement le comportement hydraulique et mécanique du sol. Classer un tel sol uniquement sur la base du Dmax sans connaître le passant à 80 µm expose à des désordres sérieux : tassements différentiels sous dallage, colmatage des drains, instabilité des couches de forme. L'analyse granulométrique complète, incluant l'hydromètre, est la seule qui permet de détecter ces argiles « cachées » et d'adapter le traitement des sols en conséquence.
Normes techniques en vigueur
NF EN ISO 17892-4:2018, NF P 94-056, NF P 94-057, NF P 11-300 (GTR 2023)
Services complémentaires
Essai de Perméabilité en Laboratoire
À partir de la courbe granulométrique et de l'indice des vides, nous estimons le coefficient de perméabilité k (m/s) par formules empiriques (Hazen, Kozeny-Carman), validé sur demande par essai au perméamètre à charge constante ou variable selon la norme NF XP P94-090-1.
Identification GTR complète
Couplage de l'analyse granulométrique avec les limites d'Atterberg et la valeur de bleu de méthylène (VBS) pour classer le sol selon la norme NF P 11-300 et déterminer son aptitude au traitement en remblai ou en couche de forme dans les chantiers routiers de Savoie.
Paramètres typiques
Questions fréquemment posées
Pourquoi réaliser une analyse granulométrique par voie humide plutôt que par voie sèche ?
Par voie sèche, les particules fines adhèrent aux graviers et aux sables, ce qui fausse totalement la courbe. Le lavage sous eau, encadré par la NF P 94-056, permet de récupérer la totalité du passant à 63 µm et d'obtenir une distribution réelle des grains, indispensable pour les sols limono-argileux fréquents dans la région de Chambéry.
L'analyse granulométrique est-elle suffisante pour dimensionner un système de drainage ?
Non, l'analyse granulométrique est la première étape pour appliquer les règles de filtre de Terzaghi. Elle permet de vérifier les critères de rétention et de perméabilité entre le sol et le géotextile ou le massif drainant. Mais il faut aussi connaître la perméabilité in situ, que l'on peut estimer avec un essai de perméabilité de type Lefranc ou Matsuo pour valider le dimensionnement.
Quel est le coût d'une analyse granulométrique avec sédimentométrie ?
Pour un essai complet comprenant le tamisage par voie humide, la sédimentométrie par hydromètre et le rapport avec courbe granulométrique et coefficients Cu et Cc, le prix se situe entre 100 € et 180 € par échantillon. Le tarif exact dépend du nombre d'échantillons à analyser et de la présence éventuelle de gros éléments nécessitant un tamisage à 200 mm.
Quels sont les paramètres clés que vous extrayez de la courbe granulométrique ?
Au-delà de la distribution visuelle des grains, nous calculons le D10, D30, D50 et D60, qui sont les diamètres correspondant à 10 %, 30 %, 50 % et 60 % de passant. Ces valeurs servent à calculer le coefficient d'uniformité de Hazen (Cu = D60/D10) et le coefficient de courbure (Cc = D30²/(D10 x D60)). Ces deux paramètres suffisent souvent à qualifier la granularité d'un sol et à prédire sa compactabilité.
