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Chambéry, France
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Essai de perméabilité in situ par méthodes Lefranc et Lugeon à Chambéry

Avec une altitude moyenne de 270 mètres, Chambéry s'étend dans une cuvette glaciaire entre les massifs des Bauges et de la Chartreuse. Cette configuration géologique particulière génère des circulations d'eau souterraines complexes dans les alluvions fluvio-glaciaires et les éboulis calcaires qui composent le sous-sol local. Un essai de plaque de chargement ne suffit pas à garantir la stabilité d'un ouvrage si l'on méconnaît la pression interstitielle réelle du terrain. L'essai de perméabilité sur site, qu'il s'agisse d'un Lefranc en sol meuble ou d'un Lugeon en roche, devient l'outil de diagnostic fondamental pour tout projet de fondation, de drainage ou d'étanchéité dans le bassin chambérien. Nos ingénieurs interviennent sur l'ensemble de l'agglomération, de Cognin à La Motte-Servolex, pour quantifier la conductivité hydraulique K avant le terrassement, en évitant les mauvaises surprises qui surviennent quand on sous-estime l'hydrologie locale.

La perméabilité in situ mesurée par essai Lefranc dans les alluvions chambériennes reflète la conductivité hydraulique réelle du terrain, fissures et hétérogénéités comprises, là où le laboratoire ne donne qu'une valeur ponctuelle sur éprouvette intacte.

Notre approche et périmètre

L'erreur la plus fréquente sur les chantiers de la région chambérienne consiste à extrapoler la perméabilité depuis des essais de laboratoire sur échantillons remaniés. Un limon sableux prélevé près du Bourget ne réagit pas du tout de la même manière in situ, une fois compacté, qu'en cellule triaxiale. L'essai Lefranc, réalisé en cavité à niveau constant ou variable, mesure la perméabilité réelle en place en intégrant les hétérogénéités naturelles — lentilles graveleuses, fissures, racines — que la carotte ignore. Pour les fondations profondes dans les calcaires urgoniens du massif de la Chartreuse, c'est l'essai Lugeon qui détermine l'aptitude au béton projeté ou aux injections d'étanchéité. La norme NF EN ISO 22282-2 pour les sols et 22282-3 pour les roches encadre strictement le protocole : paliers de pression, stabilisation du débit, tracé des courbes de comportement. À Chambéry, où la nappe d'accompagnement de la Leysse fluctue de plusieurs mètres entre la fonte des neiges et l'étiage, nous systématisons le suivi piézométrique pendant l'essai pour corréler perméabilité et niveau de nappe réel au jour de la mesure.
Essai de perméabilité in situ par méthodes Lefranc et Lugeon à Chambéry

Particularités du site

La norme NF EN 1997-2 (Eurocode 7) impose la reconnaissance des conditions hydrogéologiques avant tout dimensionnement géotechnique, et le bassin chambérien cumule les facteurs aggravants. La nappe phréatique perchée dans les cônes d'éboulis au pied des Bauges peut générer des sous-pressions que seul un essai Lefranc correctement positionné détectera. Ignorer la perméabilité d'un horizon sableux sous une future semelle filante expose l'ouvrage à des tassements différentiels par érosion interne, surtout dans les secteurs de Bissy ou de Barberaz où les alternances limono-graveleuses sont fréquentes. En contexte de barrages, de fouilles blindées ou de tunnels dans la molasse, l'essai Lugeon quantifie le risque de venues d'eau et conditionne le choix entre injection de coulis et drainage périphérique. À Chambéry, le SAGE du bassin versant du lac du Bourget encadre les rejets et rabattements de nappe : un essai de perméabilité documenté constitue la pièce maîtresse du dossier réglementaire pour tout pompage d'exhaure.

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Normes techniques en vigueur

NF EN ISO 22282-2 (essai Lefranc en sol), NF EN ISO 22282-3 (essai Lugeon en roche), NF EN 1997-2 (Eurocode 7 — Reconnaissance géotechnique), NF P94-131 (essai d'eau Lefranc en forage)

Services complémentaires

01

Essai Lefranc en forage destructif ou carotté

Détermination du coefficient de perméabilité K dans les sols meubles, alluvions et éboulis de la cuvette chambérienne, avec enregistrement continu du niveau piézométrique et correction de température.

02

Essai Lugeon en massif rocheux

Protocole à 5 paliers pour caractériser le comportement hydraulique des calcaires et marnes du Jurassique-Crétacé, indispensable avant injection d'étanchéité dans les versants de Chartreuse et des Bauges.

03

Interprétation hydrogéologique et rapport COFRAC

Analyse des courbes débit-pression, classification de Houlsby, calcul du rayon d'action et recommandations pratiques pour le drainage, le rabattement ou l'étanchéité de l'ouvrage projeté à Chambéry.

Paramètres typiques

ParamètreValeur typique
Type d'essai en sol (NF EN ISO 22282-2)Lefranc à charge constante / variable
Type d'essai en roche (NF EN ISO 22282-3)Lugeon à paliers de pression
Gamme de perméabilité mesurable10⁻³ à 10⁻⁸ m/s
Profondeur d'investigation courante3 à 60 mètres en forage carotté
Nombre de paliers Lugeon standard5 paliers croissants-décroissants
Durée typique d'un essai complet45 à 120 minutes par passe
Norme d'accréditation laboratoireCOFRAC ISO/CEI 17025
Document livrableCourbes débit/pression, coefficient K, rapport d'interprétation

Questions fréquemment posées

Quel est le coût d'un essai de perméabilité Lefranc ou Lugeon à Chambéry ?

Le budget pour un essai de perméabilité sur site dans la région chambérienne se situe généralement entre 610 € et 1070 € par passe, selon la profondeur d'investigation, le type de forage (destructif ou carotté) et le nombre de paliers requis. Ce montant comprend la mobilisation de l'équipe, l'instrumentation, l'enregistrement des données et le rapport d'interprétation conforme à la norme NF EN ISO 22282.

Quelle est la différence entre un essai Lefranc et un essai Lugeon ?

L'essai Lefranc s'applique aux sols meubles (alluvions, sables, limons) et mesure la perméabilité dans une cavité de forage non tubée. L'essai Lugeon est spécifique aux massifs rocheux fracturés : on injecte de l'eau sous pression par paliers successifs dans une tranche isolée du forage pour évaluer l'aptitude du rocher à absorber un coulis d'injection. Les deux essais sont encadrés par les parties 2 et 3 de la norme NF EN ISO 22282.

Faut-il un piézomètre pour réaliser un essai de perméabilité ?

Oui, la présence d'un piézomètre dans le même horizon testé est fortement recommandée, surtout à Chambéry où la nappe de la Leysse peut varier rapidement. Le piézomètre permet de suivre le niveau d'eau pendant l'essai et de garantir que l'interprétation du coefficient K se fait en conditions saturées représentatives, conformément aux exigences de l'Eurocode 7.

Combien de temps faut-il pour obtenir les résultats d'un essai de perméabilité ?

L'essai lui-même dure entre une et deux heures par tranche testée, mais le rapport complet avec interprétation des courbes, calcul du coefficient de perméabilité K et recommandations est généralement remis sous 3 à 5 jours ouvrés. Pour les phases de chantier critiques à Chambéry, nous pouvons transmettre une note de synthèse préliminaire sous 48 heures.

Emplacement et zone de service

Nous intervenons à Chambéry et ses environs.

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