Le dispositif quadripôle se déploie sur le terrain savoyard, les électrodes plantées dans les alluvions glaciaires qui caractérisent la cuvette de Chambéry. On injecte un courant continu, on mesure la différence de potentiel. Le résistivimètre enregistre la réponse du sous-sol, strate par strate. À Chambéry, la méthode SEV est particulièrement pertinente pour distinguer les lentilles argileuses des bancs de graviers de l'ancien lit de la Leysse, un contexte hydrogéologique complexe où la nappe phréatique fluctue. Notre laboratoire opère avec un matériel multicanaux récent, calibré avant chaque campagne. On ne fait pas de la prospection approximative : chaque point de mesure est géoréférencé et intégré dans une cartographie interprétable directement par le bureau d'études. Pour les projets en bordure du massif des Bauges, on corrèle souvent les données de résistivité avec un essai CPT afin de caler les contrastes de compacité et affiner le modèle géotechnique.
La résistivité ne donne pas une image du sous-sol, elle donne une image des propriétés électriques du sous-sol. C'est l'interprétation géologique croisée qui fait la différence.
Notre approche et périmètre
Particularités du site
La norme NF P94-500 sur les missions géotechniques encadre strictement la phase de diagnostic (G2 AVP). À Chambéry, ignorer une prospection géophysique avant de lancer les terrassements expose le projet à des surcoûts immédiats. La plaine alluviale cache des chenaux actifs et des cuvettes argileuses sous une couverture homogène. Un SEV mal interprété ou trop espacé peut rater un biseau sableux saturé : on se retrouve avec des venues d'eau en fond de fouille, des instabilités de talus, et un planning qui explose. Le risque karstique est également sous-estimé en périphérie du plateau de la Leysse. Notre équipe systématise le croisement des données géophysiques avec les logs de forage disponibles à la Banque du Sous-Sol (BRGM). Ce processus réduit drastiquement les aléas géologiques et sécurise le chiffrage des fondations.
Normes techniques en vigueur
NF EN 1997-2 (Eurocode 7) : Reconnaissance et essais géotechniques, NF P94-500 : Missions géotechniques (classe G2), Norme AFNOR NF X 31-100 pour la qualité des sols (méthode de résistivité)
Services complémentaires
Sondage Électrique Vertical (SEV)
Détermination de la colonne de résistivité sur un point. Adapté pour le pré-dimensionnement des fondations et la recherche d'eau souterraine dans la plaine de Chambéry.
Tomographie de résistivité électrique (ERT)
Panels 2D le long de profils pour imager les structures complexes, les karsts et les hétérogénéités latérales sous les futures plateformes.
Rapport géophysique G2 AVP
Livrable incluant les pseudosections, l'inversion 1D/2D, le modèle géologique interprétatif et les recommandations pour la suite de la campagne de reconnaissance mécanique.
Paramètres typiques
Questions fréquemment posées
Quelle est la profondeur maximale investigable avec un SEV à Chambéry ?
La profondeur d'investigation dépend principalement de la longueur de la ligne d'émission (AB). Dans la plaine alluviale de Chambéry, avec un espacement AB de 200 à 300 mètres, on atteint couramment 50 à 80 mètres de profondeur. Au-delà, la présence de la nappe et les hétérogénéités du remplissage quaternaire limitent la résolution. Pour imager le substratum calcaire sous un recouvrement épais, on peut déployer des lignes plus longues si le site le permet.
Quel est le coût d'une campagne de résistivité électrique ?
Le budget pour une mission de résistivité électrique ou SEV à Chambéry se situe généralement entre 590 € et 810 € pour une journée d'investigation avec un profil ou quelques sondages verticaux. Le prix final dépend du nombre de points de mesure, de la longueur des lignes et de la complexité du traitement. Nous établissons un devis détaillé après analyse de la parcelle et des objectifs de reconnaissance.
En quoi la résistivité est-elle utile avant de construire sur le bassin chambérien ?
Le sous-sol chambérien est un empilement d'alluvions fluvio-glaciaires, avec des passages latéraux entre graviers propres et argiles limoneuses. La résistivité permet de cartographier ces contrastes sans multiplier les sondages destructifs. On détecte aussi la profondeur du substratum molassique, les circulations d'eau préférentielles et les anomalies karstiques, trois facteurs qui conditionnent directement le type de fondation et le drainage du projet.
Les mesures sont-elles perturbées par les infrastructures urbaines ?
Oui, le milieu urbain de Chambéry peut générer des perturbations sur les mesures électriques. Les canalisations métalliques, les lignes haute tension, les rails de tramway et le béton armé créent des courants vagabonds et des courts-circuits capacitifs. Nous adaptons le dispositif en éloignant les lignes des sources de bruit et en utilisant des filtres 50 Hz. Si le site est trop contraint, on peut basculer sur une reconnaissance mécanique couplée à un essai de perméabilité in situ pour répondre aux mêmes objectifs hydrogéologiques.
